Etrange Solitude
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_________Cette journée est commune aux autres. Le seul changement est que l'on est en février, c'est tout. Donc, je retourne en classe pour l'heure de français, sans vraiment regarder où je vais. Intentionnellement, je rentre dans une jeune fille blonde que je n'avais jamais vue auparavant. Je mets ma main sur la bouche, affreusement désolée. Je la fixe longtemps ; elle est magnifique. [ Ses cheveux bouclés sont remontés pourtant, quelques mèches s'échappent pour tomber délicatement sur son épaule. Un chapeau bleu ciel visiblement de luxe sur les côtés sur sa chevelure d'or couvrant son front. Ses fins sourcils châtains, presque blond, étaient haussés. Une fine couche de fard à paupières gris perle sur les yeux, les cils supérieurs relevés très légèrement grâce au mascara faisant ressortir ses iris envoûtants de couleur noisette. Son petit nez rond est de peu rougis, n'ayant vraisemblablement pas l'habitude du froid, où les deux petits trous sont à peine visibles. Ses joues sont simples, lisses, laissant apparaître le fond de teint ainsi que le fard à joue, rougis par la gêne. Ses boucles d'oreilles dorées se mélangent à la couleur de ses cheveux, tombent sur sa veste blanche avec de la fausse fourrure au niveau des manches. Ses adorables lèvres épaisses rose bonbon sont brillantes. Son chemisier de haute couture met bien en évidence sa forte poitrine, de même que le fin collier en or autour de son cou se retrouve au point d'intersection. Sa jupe en jeans bleu ciel met en valeur ses belles cuisses. Un sac en forme de lapin blanc dans les mains, ses jambes ainsi que ses genoux sont engouffrés par une élégante paire de bottes blanches où il y a des lacets au niveau des mollets. ] ==> (Description, pas obligée de lire <== la créa') Elle a l'allure, non pas d'une personne aisée – celle va au-delà de cette forme de richesse – mais d'une personne dont les parents, notamment le père, sont extrêmement riches, voir millionnaires. Elle a cet air de ne pas avoir sa place dans une école publique simple et sotte, elle aurait été sûrement mieux dans une école privée hors de prix. Quoiqu'il en soit, elle paraît extrêmement embarrassée et fixe le sol. Je la suis des yeux et remarque un miroir de poche malheureusement cassée. J'écarquille les yeux ; c'est moi qui ai fait ça ?
_ Je suis désolée ! Vraiment, vraiment, vraiment, vraiment désolée ! Je te le rembourserai, ne t'inquiètes pas, finis-je par lui dire après quelques minutes de silence.
_________Elle rit. C'est bon signe ? Je n'en sais rien. Je sais que certaines personnes m'auraient déjà crié dessus. Or, elle, elle rit. Je ne comprends pas. Pourtant, son rire est tellement doux qu'on aurait pu croire qu'elle ne m'en veut pas. Enfin, je n'en sais rien.
_ Oh ! t'en fais pas, me rassure t-elle.
_________Quoi ? J'ai l'impression de rêver. Elle ouvre son sac et sort un autre miroir ; je souris.
_ Eh voilà ! T'es superstitieuse, dis-moi ? Parce que tu sais que quand tu brises une glace, c'est des années et des années de malheur. M'enfin, moi, je n'y crois pas. C'est des bobards, tout ça. Et toi, t'en penses quoi ?
_________Je suis presque hallucinée. Une fille comme elle ; une blonde, super bien fringuée, super riche, qui me parle. Il faut dire aussi qu'elle est nouvelle dans le bahut. Je pense que c'est la raison qui fait qu'elle soit aussi sympathique avec moi. Malgré toute la gentillesse qu'elle peut garder, je sais que bientôt, elle me toisera pour avoir bonne réputation.
_Je ne suis pas superstitieuse, réponds-je lentement.
_________Oui, bon, c'est tout ce que je trouve à dire, mais honnêtement, je n'ai vraiment pas l'habitude de faire ami-ami avec les gens. Et encore moins avec les personnes dont je rentre dedans.
_ Cool, acquiesce t-elle vivement avec un sourire splendide qui l'illumine encore plus qu'elle ne l'est déjà. Je m'appelle Angèle Sigly. Je suis nouvelle ici ; je connais personne, et en plus, je suis arrivée en retard. Et toi, c'est... ?
_ Jeanne, Jeanne Lislet ajoute-je.Tu es en quelle classe ?
_ En seconde B. Attends... Lislet ? Change soudainement Angèle de conversation. Ma nouvelle voisine ?
_________Je réfléchis. Elle a du se tromper ; je vis dans un immeuble minable, au septième étage. Elle ne peut pas vivre là-dedans quand même ! J'aurai parié qu'elle vivait dans une villa superbe avec vue sur la mer, un truc de ce genre. Elle a l'apparence d'être une gosse de riche, superficielle.
_ Je n'sais pas. Bon, j'vais en cours. T'es certainement dans ma classe, suis-moi.
_________Elle hoche la tête et marche derrière moi sans rien dire. Peut-être qu'un jour se sera mon amie, qui sait ? Quoique, je ne me fais pas trop d'illusion là-dessus. Elle va rejoindre un groupe populaire de l'école et puis après, ça sera : au revoir Jeanne ! Je m'y attends un peu. [ ... ] J'arrive devant une porte avec inscrit le numéro 13. Pour la première fois, je suis en retard. Je dois avoir quoi ? Deux à trois minutes de retard. C'est affreux. Cela ne m'est jamais arrivé auparavant. Enfin, il faut bien une première fois à tout. Je rentre et m'excuse au près du professeur en lui présentant Angèle. J'entends des sifflements provocateurs. Je croyais qu'elle allait faire un sourire fier, mais non, elle n'y prête pas vraiment attention, comme si cela ne l'intéressait pas. Je dois me faire de fausses idées. Je cherche désespérément une place ; je n'en trouve pas dans les deux premiers rangs. Il y en a au fond... Le prof a du certainement replacé quelques élèves. Je soupire et suis du regard Angèle qui va s'assoir au fond, sans broncher. Voyant que je ne la suis pas, elle m'interpelle :
_ Jeanne ! Tu viens ?
_________Je secoue la tête et hausse les épaules ; après tout, je crois que je n'ai pas vraiment le choix. Elle sort de son sac – dont je dois dire est vraiment mignon – une trousse encore plus mignonne en fourreaux blancs avec des pompons. Elle a un côté petite fille attendrissant. Angèle enlève son chapeau sur la tête, aussitôt ses cheveux d'or tombent sur ses épaules et je peux voir à quel point ils sont ondulés et éblouissants. Etrangement, je ne suis pas concentrée sur le cours, je la fixe, elle, qui a l'air d'être réellement passionnée par ce que le professeur raconte.
_ J'adore ta trousse.
_________Angèle me regarde, amusée. Puis, elle finit par mettre son doigt sur la bouche.
_ Chut ! Si tu veux, je te la donne, rajoute t-elle après quelques minutes silencieuses.
_________Je suis presque abasourdie ; premièrement, elle est vraiment intéressée par ce que le prof dit, deuxièmement elle veut me donner sa trousse comme si je lui demandais un mouchoir. Décidément, je crois que je ne comprendrai jamais cette fille. On ne peut pas être aussi gentil. Et puis, pourquoi elle reste avec moi ? C'est vrai. Ce n'est pas parce qu'elle est nouvelle ; tout nouveau aurait compris que ma réputation n'est pas fameuse. De plus, on voit à quel point ma côte de popularité est basse rien qu'en posant les yeux sur mes habits. Je soupire. Je me casse la tête sans doute pour rien. Au moment où je vais poser les yeux sur le prof, je vois des garçons retournés. Non, non, pas pour moi, bien sûr. Pour Elle, Angèle. Et cette demoiselle a l'air de s'en fiche royalement et cela même si le plus beau garçon de seconde la regarde. Elle a bien de la chance. Lui, il ne me remarque même pas, il ne sait même pas que j'existe. Au moins, il ne m'insulte pas et ne me fait pas de mauvaises blagues en tout genre. Non, Dean Brument est un jeune homme calme et silencieux qui ne cause de problèmes qu'aux personnes qui le cherchent. C'est un adolescent incroyable. Enfin, il semblerait qu'Angèle lui fasse de l'effet vu comment il la regarde. Cela en est sûr et certain ; je ne peux pas être amie avec cette fille.
_________Ceci dit, je devrais peut-être songer à écouter les paroles du professeur. En fait, je n'en ai pas vraiment envie ; l'une des premières fois que ça m'arrive. Peut-être parce que je n'ai pas l'habitude d'être à côté d'une personne qui a l'air de m'apprécier réellement. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, je me sens gênée. Déjà d'une, parce que je ne suis pas à l'aise au fond de la classe, là où les cancres se lancent de boules de gommes comme des gamins, et puis, je me sens étrange ; je n'arrête pas de gigoter sur ma chaise, je joue sans cesse avec mes doigts, je m'amuse avec mes stylos. Honnêtement, qu'est-ce qui m'arrive ? Je n'en sais rien. De plus, les choses s'empirent quand Dean pose ses yeux sur moi. En fait, je m'arrête complètement de bouger, je reste figer, le souffle coupé. Il hausse un sourcil et se retourne. Je ne suis pas comme tout le monde, ceci en est sûr. Maintenant, c'est au tour de mon pied gauche de devenir fou. Voilà, j'ai compris ; je crois que je vais devenir folle. Il n'y a que ça comme explication raisonnable ... Mais qu'est-ce que je dis, moi ? Pourquoi je ne suis pas attentivement ce simple cours ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je suis complètement perdue. J'ai l'impression que la solitude est ancrée en moi et que, puisque ça doit faire trois quarts d'heure que je suis en compagnie d'une personne, elle veut revenir. De toute manière, je reste persuadée qu'après ce cours ou même demain, je retournerai dans ma solitude, enfin, je pense qu'elle va m'y expédier avec un large sourire hypocrite et méprisant.
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V'là :)
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Ro la la vOUs êtes trOp tiigen !
Mercii Milles fOis pOur tous vOs coms ainsi que vOs cOmpliments !
C'est vraiment trOp trOp tiigen & ça m'tOuches VRAIMENT :$
En tout désolée, mais ........... :
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Bisoux.